Semaine du 30 mars 2026

Mardi 31 mars

Bonne nouvelle, nous avons la maison dans les Hautes-Alpes ! C’est une belle avancée dans notre projet de déménagement avec Emma. Nous voilà plus sereins dans notre installation.


Fin de journée de travail. Sur la route du retour, je distingue au loin sur ma gauche les crêtes des Monts d’Arrée. Je crois reconnaître le Roc’h Trevezel. Je repense aux nombreux bivouacs que j’ai fait là-bas. Notamment, mon premier bivouac en solitaire, qui a créé une passion, même plus, un besoin viscéral. Je me remémore les nuits à la belle étoile au Cap Sizun, à la presqu’île de Crozon, à Ouessant et Molène… La Bretagne va me manquer. J’espère trouver le temps de faire une dernière échappée en nature avant notre départ. Le plus dur sera de choisir le lieu. Choisir c’est renoncer.

Mercredi 1 avril

J’ai chopé la crève depuis quelques jours. Ça me lamine. J’ai l’impression que le temps passe très vite en ce moment et que je subis mes journées. Impression de banalité dans le quotidien. En prenant du recul c’est pas le cas. Et de toute façon, comme le chante Jacques « chaque chose qui se passe ne fait pas un souvenir […]c’est pas comme sur les réseaux […] c’est la vie de tous les jours ».


Je passe à la librairie faire une commande. « Espresso » de C. Sapin-Défour et je demande également « Manifeste pour peindre le ciel en bleu » de Jean-Marc Rochette. Le libraire m’indique qu’il n’est plus disponible. Triste. Faudra tenter de le dégoter en occasion. Mais il me recommande son dernier livre « Le festin des pierres », dans le même genre de « Au cœur de l’hiver  » où l’auteur parlait de sa relation à la nature durant la période du Confinement. J’avais beaucoup aimé. Le nouveau livre est en rayon, je le prends sans hésitation. Poursuite de la discussion avec le libraire sur le thème du bivouac et des oiseaux. J’apprécie ce moment.


Je me rends à la pointe de Neiz Vran. J’ai récemment appris qu’elle portait aussi le nom de « l’île aux vaches ». Ce serait référence à la légende locale des naufrageurs.

J’arrive au bout de l’île (qui est une presqu’île). Une aigrette garzette décolle à mon passage. En contournant les gros rochers, quelques pipits maritimes et une autre espèce que je n’arrive pas à reconnaître. Je me pose. Je commence la lecture de « La vie secrète des arbres ». Cohérent avec l’ambiance, nan ?


Je cherche une solution pour publier sur mon site directement depuis mon téléphone. Il me semble que ça marcherait avec le plug-in Jetpack et l’application mobile, mais c’est une usine à gaz et ça me pourrirait le poids de mon site. Il faut que je creuse la solution du plug-in WordPress sur Obsidian. Pour l’instant, je peux publier depuis mon navigateur mobile, mais c’est pas vraiment optimisé.


J’ai un sacré dilemne dans mon organisation de capture et de publication de mes notes. Quand je les consigne dans mon carnet, elles sont brouillonnes, mal formulées, pour aller vite, car j’ai peur de perdre le fil de mes idées. Mon journal de bord se veut le plus authentique possible. Je souhaite qu’il reflète sincèrement mes pensées originales. Comment faire quand la note capturée mérite d’être affinée par soucis de compréhension pour le Moi du futur et pour vous ? Dès lors que je reprends mes notes de carnet pour les publier, j’ai l’impression que le retravail des formulations me fait perdre l’essence même de la capture de pensée, brute et spontanée. C’est un problème que je n’arrive pas encore à résoudre.

Lorsque j’ai cherché des sources d’inspirations pour créer mon propre jardin numérique / site web personnel, je suis tombé sur un tas de sites / blogs super inspirants. Comme celui de David Larlet ou encore celui de Thierry Crouzet que je lis souvent en ce moment. Je me suis d’ailleurs inspiré de son format de notes quotidiennes pour imaginer mon journal de bord. J’aime vraiments ses notes. Alors, j’essaie de comprendre sa méthodologie de publication.

Trouver le bon process de capture des idées n’est pas facile. Le carnet c’est déjà bien. Il y a aussi le dictaphone, j’ai testé avec mon téléphone la semaine dernière. À force, je trouverai ce qui me convient le mieux. En quête de plus de spontanéité, de moins transformation à la publication.

Vendredi 3 avril

Je découvre ce matin le travail photographique de Sabine Weiss. C’est beau.


Avec Emma et notre ami Seb, on sort sur Brest pour la soirée. Relâchement de la tension de la semaine.

Samedi 4 avril

J’achète mes premières chaussures de BTP. Le week-end prochain je vais participer au chantier d’Aurélie et d’Henri qui rénovent depuis quelques années un ancien corps de ferme.


Balade avec Emma aux tourbières de Langazel. Des paysages qui m’évoquent à nouveau la savane. Ça souffle un peu mais il fait bon. Par intermittence, quand on ne discute plus encore et encore des projets à venir, le corps et l’esprit se relâchent. Se rappeler que si l’on vient en nature, c’est aussi pour observer l’extérieur, poser son attention ailleurs que sur nos pensées.

Dimanche 5 avril

Pâques. Des chocolats. De la guitare. L’estimation du cubage de nos meubles en prévision de notre location d’un utilitaire pour le déménagement. Nous allons opter pour un 13m3. Moi qui appréhende que tout ne tiennent pas, malgré nos calculs positifs. Je suis impatient de commencer les cartons pour mieux visualiser dans l’espace ce que représentent nos affaires.


Minestrone et crumble aux pommes pour le diner. Chacun y a mis du sien. Pendant que la soupe mijote, je sors marcher. Il faut cheminer quelques minutes en ville avant d’être dans le vert. Je désespère chaque jour où je ne sors pas élargir mon horizon et ressentir l’air du dehors.


J’ai mis en pause la lecture de La vie secrète des arbres et de L’usage du monde. En ce moment j’ai besoin de ressentir plus de sensations à la première personne. Je commence le dernier Rochette acheté cette semaine. J’adhère.


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