Semaine du 23 mars 2026
Dimanche 29 mars
En début de semaine, j’ai reçu mes carnets. Et mon nouvel agenda. J’ai déchargé ce qu’il fallait dedans ces derniers jours. Cerveau sauvé. Ça me ré-ancre tellement mieux dans le temps présent que mon système d’organisation avec le tableau de liège qui succédait à la planification numérique. L’agenda papier est la solution la plus adaptée à cette période de vie.
Hier, j’ai créé les pages Me suivre et Me contacter sur le site. À vous qui me lisez (y’a déjà des personnes qui me lisent ?), vous avez maintenant la possibilité de suivre mon actualité. Soit par newsletter, soit en vous inscrivant au flux RSS du site. J’ai tout configuré hier, normalement ça marche.
Y’a encore du boulot avant de terminer la construction de mon site. Il s’agit à présent d’ajouter divers contenus, comme ma présentation tiens ! Ou mon portfolio de projets pros, mes séries photos, les ressources partagées, etc. Bref, c’est encore en chantier pour un petit moment.
Avec Emma, on aborde la semaine à venir avec beaucoup d’espoir pour notre recherche de logement dans les Hautes-Alpes. Deux biens retiennent notre attention et, pour l’instant, notre dossier est en bonne position. Il ne reste qu’un dernier justificatif à transmettre lundi à l’agence pour finaliser tout ça.
On a eu une vraie chance d’être épaulés par mes beaux-parents, qui se sont déplacés pour effectuer les visites à distance. Leur aide a été précieuse. Une fois le logement sécurisé, on sait que ça enlèvera une grosse charge mentale.
Je ressens un peu de déception suite au refus d’un logement pour lequel on avait eu un vrai coup de cœur, une charmante maison de village. Nous étions 2 dossiers en lice mais c’est l’autre qui a été retenu. Sous-entendu, l’absence de CDI. C’est un critère qui me questionne vraiment. Nous avons un dossier solide, accompagné d’une lettre qui exprime clairement le sens de notre installation. Réduire la fiabilité d’un projet de vie à un type de contrat me semble franchement réducteur. Un CDI n’est en aucun cas une garantie supérieure à un CDD.
Dans une société idéale, les agences et bailleurs particuliers ne s’appuieraient pas uniquement sur des critères capitalistes dans leur sélections de dossiers et prendraient davantage en compte l’intention, le projet de vie, la contribution envisagée au territoire.
20h. J’ai passé la moitié de la journée à récurer la cuisine. De fond en comble. Sympa le week-end. Mes mains puent le chlore. L’odeur ne part pas. Vengeance de Dame Nature pour mieux éprouver des remords à avoir utiliser de la javel. J’ai besoin de sortir prendre l’air. Je pars seul.


Keremma. Marée basse. Je longe la plage sur le sable encore détrempé. Au loin j’entends le bruissement des herbes hautes dans le vent. Je me rapproche. À ce niveau de la dune je n’entends presque plus le vent. Uniquement la végétation. Comme un bruit de vagues. Vagues végétales. Arrêt au bout de la première plage. Je m’assois sur un rocher, je prends conscience de ma respiration. La mer s’est retirée au loin avec le son. Le ciel s’obscurcit. La lune se révèle, brouillée par quelques nuages, « lune encerclée, pluie prochaine ». Je rebrousse chemin mais par la dune cette fois-ci. Je contemple un vieux graffiti tagué sur un blokos à demi enseveli dans le sable. J’arrive sur le plateau d’arrière-dune et me dirige vers la crête. Des lapins par dizaine détalent, effarés, le cul blanc sautillant. Traversée de la « savane » dans les herbes folles. Retour maison.
