Mai 2026
Vendredi 1 mai
Randonnée avec Emma sur les sentiers de l’Aber Vrac’h. Explosion de couleurs et de parfums. Le printemps fait son oeuvre. Photo de ce panneau qui à chaque passage me fait doucement rigoler. Attention, vous êtes en nature…

Samedi 2 mai
Je termine Espresso de Cédric Sapin Défour. Je me suis délecté de ses chroniques de montagnes. J’ai beaucoup aimé l’une des dernières, intitulée « l’Être débrayable », où il interroge les diktats sur le « bon » rythme de vie. Entre l’éloge de la vitesse et celui de la lenteur, il propose celui du « comme on veut ». C’est tellement du bon sens. S’écouter plus, s’écouter mieux. Pour ne plus se sentir opprimé par l’un ou l’autre des extrêmes dans notre rapport au temps qui passe. Puis parfois on a pas le choix. C’est dans le contraste de rythme que se joue la beauté de notre existence.
Dimanche 3 mai
Après Pink moon, j’apprends depuis hier Place to be de Nick Drake. C’est le même magnifique accordage alternatif 2 frettes plus bas. Je vais peut-être travailler tout l’album Pink moon. Je ne connaissais pas l’histoire de l’artiste jusqu’alors. J’apprends que Nick Drake vivait avec une grande souffrance mentale et qu’il se serait suicidé à 26 ans…

Mercredi 6 mai
Journée sur le chantier d’Aurélie et Henri. On coule du béton à fleur de la première dalle des fosses de filtration que nous avions dégagé la semaine précédente. L’après-midi, Aurélie m’initie aux principes de base de la maçonnerie en pierre hourdée. Nous continuons de monter l’un des murs de la longère avec un mortier à la chaux. Je suis content d’apprendre ça. L’expression « poser sa pierre à l’édifice » prend tout son sens, quel bonheur de contribuer à un ouvrage qui durera dans le temps. Et puis c’est mon baptême de la bétonnière. Je suis vraiment heureux pour un rien.



Vendredi 8 mai
Notre propriétaire a organisé deux visites pour l’appartement. En ce moment, je ne ressens pas de tristesse quant au fait de le quitter. Il est top, je l’ai aménagé avec beaucoup d’amour pour s’y sentir bien et j’y ai passé presque 5 ans dont 4 avec Emma. Mais je crois que j’en ai marre, qu’il me tarde de tourner la page.
Je continue de travailler l’album Pink moon de Nick Drake. Je m’attaque à Which will. C’est un très joli morceau en fingerpicking. Le plus dur est de retenir par coeur l’enchainement de la cinquantaine de mesures. J’enregistre mon travail sur l’intro.
Samedi 9 mai
Après-midi administratif avec Emma, en prévision du déménagement. Vient le moment de souscrire un nouveau contrat d’électricité. On concilie valeurs et budget en optant pour une offre verte d’un autre fournisseur qu’EDF et pour ses tarifs plus avantageux. En ayant bien conscience que le meilleur choix sera de se tourner un jours vers un fournisseur coopératif comme Enercoop, pour plus de résilience, de solidarité et d’impact écologique et social. Ou au moins labellisé par l’ADEME « Vertvolt très engagé ». Oui, la qualité de l’électricité serait la même, mais ce serait incarner une posture plus militante pour orienter le système économique vers des modèles plus résilients et solidaires.
Dimanche 10 mai
Bain de forêt matinal sur le sentier de l’Aber Vrac’h. Je m’accorde un instant de méditation sur le vieux pin. Sur le retour, je me rends encore plus présent dans la perception de mon environnement et de mes sensations, l’attention aiguisée par les quelques minutes de pleine conscience. Marcher en nature, la plus belle façon de commencer une journée.
Je continue de travailler Which Will à la guitare. Ça y est, j’ai la structure du morceau en tête. Mais au jeu, je m’embrouille toujours entre certains enchainements.
Je regarde pour la deuxième fois Le otto montagne. C’est l’un de mes films préféres. J’ai lu une bonne partie des livres de Paolo Cognetti mais pas celui-ci dont le film est tiré. Techniquement splendide par la photographie, le format 4/3, le rythme, les acteurs, la bande son de l’artiste Daniel Norgreen. Une histoire qui mélange plusieurs thèmes comme l’amitié, la quête de sens, le cheminement personnel, la perte.
J’aime ce film pour les émotions qu’il me procure et parce qu’il me poussent dans des questionnements existentiels. C’est la lenteur et la beauté de certains plans qui offre justement cette place à l’introspection.
Je me questionne : « est-ce que ce que je fais actuellement est vraiment ce que je souhaite en mon for intérieur ?« . Une question qui me semble importante à se poser régulièrement. Notion de sens et d’alignement avec ses valeurs. Je sais qu’il faut aussi laisser couler la vie pour ne pas s’embrouiller constamment l’esprit mais parfois prendre le temps de s’écouter avec sincérité est aussi salvateur.
Dans mon idéal, la montagne, par sa rudesse, sa pureté et sa mysticité, décuple ces questionnements.
Une citation que prononce Pietro de retour de l’Himalaya : « Au centre de la terre se trouve le plus haut sommet du monde, le mont Meru, entouré de huit mers et de huit montagnes. La question est : quel est celui qui a le plus appris, celui qui s’est rendu sur les huit montagnes, ou celui qui a grimpé au sommet du mont Meru ? »
Je me questionnais cet après-midi sur l’achat d’un argentique pour aborder la photo avec plus de minimalisme. Notamment grâce à la limite de clichés qu’offre une pellicule. Et alors que je trie d’anciennes photo prises avec mon Sony Alpha 6400, je remarque en effet qu’à mes débuts, je torpillais. Pour un même sujet et un cadrage quasi similaire, des dizaines de photos. Avec le temps, bien sûr, j’ai progressé. J’imagine que ce doit être très formateur de travailler à l’argentique pour lutter contre le perfectionnisme, qui n’apporte pas plus de qualité et d’émotion aux images.
Le stockage SSD d’un Tera de mon pc arrive à sa limite. Alors que je souhaite réorganiser mes fichiers et repenser mon processus de sauvegarde numérique, je me questionne sur les solutions de stockage possibles. Je pourrais augmenter la capacité de stockage SSD de mon PC. Je sais comment le faire puisque je l’ai monté et configuré moi-même en choisissant mes composants. Mais il me faut d’autres moyens de sauvegarde, par sécurité. Peut-être augmenter mon stockage chez Infomaniak, mon hébergeur web et suite d’outils alternative à Google. Niveau éthique et engagement écologique, leur cloud est top, même s’il y a quelques controverses en matière de confidentialité des données, Infomaniak a le mérite d’héberger en Europe en se conformant au RGPD. Proton est parait-il plus fort sur la confidentialité mais c’est beaucoup plus cher.
Alors, comme 3ème solution de sauvegarde, je pense à un NAS. Ça fait un moment que j’en entends parler mais sans être bien renseigné sur le sujet. L’avantage de cette solution est qu’elle me permettrait de garder un contrôle total sur mes données et d’auto-héberger des logiciels open source. Je pourrais aussi retrouver la praticité d’un cloud en pouvant m’y connecter à distance, mais avec un gros point d’attention sur la configuration du protocole de sécurité. Je vais creuser le sujet.
En fin de journée, je ressens de nouveau la fameuse frustration de fin de week-end. Celle qui nait du fait de ne pas avoir pu accomplir tout ce que j’avais programmé. Je veux courir, publier mon journal, continuer les recherches sur la sauvegarde numérique, etc. C’est l’heure de préparer le repas. Vivre à deux, c’est aussi se conformer à un rythme pour le bien-être du couple. Et je veux dire aussi que ça me contraint, positivement, à lâcher l’activité. C’est ma bouée de secours au TDAH quand je suis en phase d’hyperfocalisation.
Le numérique, censé nous faire gagner du temps, nous impose une charge mentale énorme. Trier, organiser, sécuriser ses données. Le numérique, une merveille et un fardeau.
Jeudi 14 mai
Je suis moins régulier sur la tenue de mon journal en ce moment. Aujourd’hui, je me prends un temps pour écrire.
Hier, c’était ma dernière journée de travail au magasin Biocoop de Morlaix. Enfin ! Ces derniers jours avant le déménagement me paraissent durer une éternité. J’ai ramené quelques gourmandises maison pour les collègues. Picotement au coeur de quitter l’équipe et les lieux.
Pour un job alimentaire, ça a quand même été une belle expérience. C’était pas simple de travailler dans un labo un peu étroit, limité en matériel et coupé de la lumière naturelle. Et puis d’être beaucoup interrompu dans la production pour aller servir en vente. Mais franchement, je suis fier du travail accompli. Notamment, d’avoir structurer le poste et le pilotage du rayon. Je suis content d’avoir partagé mes recettes à la clientèle et d’avoir dynamisé le rayon avec la cuisine végétarienne et végétalienne. D’avoir posé mon empreinte, dans un esprit de transmission, d’engagement et d’envie de faire plaisir. Et puis je suis heureux des retours des clients.
Au sortir de ma grosse dépression de décembre à janvier, retrouver un rythme et une ambiance d’équipe, ça m’a stimulé positivement. Ça m’a fait du bien.
Maintenant, je peux me concentrer sur les derniers préparatifs avant le grand départ. Mélange déconcertant de sensations entre fatigue, excitation, impatience.
Grosse journée de préparation des cartons. Avec Emma, on a terminé d’emballer ce qu’il y avait dans le bureau. La quantité de livre à embarquer… Ne pas s’inquiéter, ne pas s’inquiéter.
Dimanche 17 mai
Il y a quelques jours, alors que je flanais sur Instagram, j’ai découvert le compte de Mik Explore. Ayant un TDAH, il partage et vulgarise sur le trouble. Je suis tombé sur un post où il appelle à renommer le TDAH. C’est vrai que l’appellation actuelle ne caractérise pas assez bien l’étendue de ce qu’est le trouble. J’ai beaucoup aimé sa proposition « Dysrégulation exécutive, émotionnelle et cognitive ». C’est important de comprendre que ce n’est pas un déficit d’attention en tant que tel mais plutôt une dysrégulation des fonctions. Comme pour le SOPK qui devient le SMOP, bien nommer pour mieux soigner et rendre compte de la complexité.
Dans mon avancée de la compréhension du TDAH, j’ai envie de créer un wiki public pour répertorier les sources d’informations et autres ressources utiles sur le trouble.
Opération carton jour… je ne sais plus combien. Avec Emma, j’emballe la vaisselle en grés. Je lance une playslist indé.
Emma : Tu veux pas plutôt mettre de la musique de gros beauf, où on se sent en vie quoi !
Moi : Ah oui, parce que là c’est de la musique qui donne envie de se flinguer ?
Emma : Ouuuiii !
Ok, transition du DJ. On passe sur les hits français des années 80. Rita Mitsouko on power !
Lundi 18 mai
Réveil par un pic d’anxiété. Hier, la journée a été éprouvante. Nous avons bien avancé les cartons avec Emma. Il a fallu emballer individuellement chacun de mes bocaux, en 4 énormes cartons. Vive ma passion de la fermentation… Mais dans la soirée, pour tenter de nous rassurer au vu de tous nos meubles et affaires rassemblés, nous avons simulé le volume du camion que nous louons. Ben ça ne nous a pas rassuré. On pense que ça risque d’être juste. Alors, on a imaginé toutes les solutions possibles : laisser quelques affaires non essentiels chez des amis, en box à louer ou envoyer quelques cartons par transporteur de colis. Sinon la téléportation, toujours pas mis au point ?
En refaisant les calculs on se donne de l’espoir. Allez, avec un peu de chance ça ira !
Je suis inquiet à l’idée de ne pas profiter des derniers moments pour voir les amis, se balader une dernière fois dans nos lieux de coeur. J’ai peur d’arriver là-bas sans transition. Je veux pas que ça soit trop brutal.
J’ai préparer mon sac pour un bivouac dans la semaine.
Je suis encore tombé sur la pub de la marque Fruggies. Vous ciblez pas la bonne audience les gars.
En gros, ce sont des sachets de légumes en poudre à transformer en jus pour profiter des nutriments végétaux. À grands coups de marketing pour vendre leur produit :
« Pour plus de diversité nutritionnelle dans notre alimentation standardisée ». Il faut consommer plus de diversité, bien sûr, mais aussi consommer plus brut, pour profiter des co-effets des nutriments et de la matrice alimentaire. C’est l’approche des 3V d’Anthony Fardet.
« Pour les pressés qui n’ont pas le temps ». Mais au bout d’un moment, quand est-ce qu’on va s’en rendre compte que toutes ces solutions ne sont que des pansements sur jambes de bois ? Il nous faut coûte que coûte se donner les moyens de retrouver un rythme adapté à notre existence, à notre biologie. Retrouver le bon sens.
Alice démonte dans cette vidéo les idées reçues sur le TDAH. Ça fait du bien des contenus plus posés et pas aguicheurs pour faire croire à tout le monde par effet Barnum qu’il a un trouble, du style « 3 signes que tu as un TDAH » ou « ces 5 situations qui montre que tu as un TDAH ».
Jeudi 21 mai
Quand je pars en bivouac, c’est aussi pour m’obliger à poser l’attention sur l’extérieur. L’extérieur de ma caboche et de toutes ses pensées envahissantes. Pour regarder hors de soi.
Mais évidemment, il y a aussi des temps d’introspection. Mon carnet est dans la poche. Et le stylo, prêt à dégainer.
Je pars passer la nuit dans les Monts d’Arrée.
C’est toujours comme ça. Les premières minutes, voire heures, sur le spot, je me sens hypervigilant. Peur d’être dérangé, d’être vu. J’essaie de me faire discret.
Ce bivouac, je pense que c’est une bonne manière de faire la transition entre ici et là-bas. C’est important pour moi de marquer le moment.
Manger un plat de haricot à même la casserole décuple mon sentiment de liberté. C’est bizarre. Mais c’est à cause de Trinita.

Quelques instants sur le Web parce que ça capte. Je cherche des articles qui traitent de la rédaction d’un récit de voyage. Avec mes notes que je consigne ici, je me demande si le processus est similaire. À quel fréquence capturer l’idée ? Comment retranscrire ses fragments de pensées ?
Je suis assis sur une pierre à profiter du soleil et de sa chaleur jusqu’à ce qu’il passe derrière le mont Saint-Michel de Braspart. Il fait bon. Derrière moi, quelqu’un vient s’assoir sur la crête du Roc’h. C’est une jeune femme venu profiter des dernières lueurs du jour, comme moi. Nous n’échangerons qu’un bonsoir avant son départ.

La nuit tombe. Je décide de dormir à la belle étoile, sans la tente. Je dépose mon matelas et mon sac de couchage sur un replat de la roche. Je gonfle mon sac à dos avec la toile de tente et ma poche à eau pour m’improviser un oreiller de fortune. Autour de moi, tout devient plus intime. Des cris perçant dans le sous-bois. Une souris tourne de autour de moi quelques minutes. Elle s’approche à 20 cm de mon visage avec sa petite tête qui fouine de quoi becter. Heureusement que j’ai mangé tout mon chocolat au lait. La dernière fois que j’ai dormi ici, une de ses collègues avait en effet grignoté le coin d’une tablette. Du 100% cacao en plus. C’était une connaisseuse. Je vais bien fermer mon sac pour la nuit et j’espère qu’elle ne viendra pas chercher la chaleur entre mes jambes dans le couchage.

Une chauve-souris passe au-dessus de ma tête. Je distingue les premières étoiles. La brise caresse ponctuellement mon visage. Je m’éclaire du bout des doigts avec la lampe pour écrire.
Aboiement d’un chien. Meuglement d’une vache. Cri d’un oiseau que je ne connais pas. Bruissements d’insectes. La vie sonore du début de la nuit. Chaque son se fait plus net. Peut-être aussi parce qu’avec l’obscurité grandissante, l’oreille prend le relais sur les autres sens pour capter le moindre signal. Je me sens calme, présent et attentif. La lune, entre le quartier et la demie, éclaire étonnament bien.
J’aime le bivouac aussi pour le fait de s’abandonner dans l’expérience. Plonger dans ce que la nuit et le lieu ont à nous offrir.
C’est comme si quelqu’un baissait progressivement le volume. À un moment, c’est un silence total. Un silence qui a de la présence. Oxymore.
Je plonge dans le sommeil. Ponctuellement réveillé pour bouger le corps à le recherche de plus de confort, c’est l’occasion de contempler la voûte nocturne, dans un demi-sommeil. Vers 3 heures du matin, une chouette vient se poser à quelques mètres sur le Roc’h. De son perchoir rocheux, elle pousse des cris.
À l’aube, je me reveille doucement. Le corps au chaud dans le duvet résiste un peu, un peu rouillé de la nuit à se retourner.
Quelques étirements une fois le sac de couchage remballé. Méditation au soleil levant. Petit-déjeuner. Le bonheur de la tasse de café qui illumine le coeur et irradie de sa chaleur le corps. Je remballe mon sac mais m’accorde le luxe de rester un moment supplémentaire pour lire et écrire.


Assailli par un bataillon de petits moucherons qui piquent la peau. Il faut changer de place toutes les 5 minutes. Je trouve refuge dans une cavité du Roc’h. Un bon abri en temps de pluie. Les traces d’un feu récent : pierre noircie, cendres et petit bois empilé.
Les salauds de moucherons, ils m’ont retrouvés !

L’impression d’un moment privilégié tandis que la vie humaine reprend son cours en voiture, au loin sur la départementale.
Je regrette d’avoir embarqué L’usage du monde comme lecture de cette sortie. J’ai dépassé la première centaine de pages et je n’arrive plus à poursuivre. Le style est journalistique. Il me manque une dimension spirituelle. Ou abordée différemment. Ce que j’imagine des longs voyages, c’est qu’ils provoquent aussi des émotions fortes. J’ai du mal à les ressentir dans l’écriture de Nicolas Bouvier. Peut-être que le style riche et poétique me coupe de l’intention réelle. C’est fastidieux, je décroche, perds l’essence même du récit de voyage dont l’objectif est de nous transporter. Malgré l’abondance de détails sur les odeurs, sons, paysages et rencontres, j’ai du mal à me projeter aux cotés du narrateur. Il me manque l’émotion. Le parlé du coeur plus que celui de l’esprit. Sans parler du ton parfois condescendant.
Pourtant c’est un classique du genre, souvent cité comme l’un des meilleurs récits de voyage. Des goûts et des couleurs.
Y revenir plus tard, peut-être.
Samedi 23 mai
Chantier chez Aurélie et Henri. Démonter un muret dans la longère à coup de marteau perforateur.


J’ai perdu ma carte bancaire. Panique à bord. 3 jours avant le déménagement c’est extra…
Très intéressant post de la Frontière sur le maniement des outils. L’importance de la posture et du souffle me fait penser à la pratique des arts martiaux ou nous travaillons ces éléments.
Leurs outils me font rêver. Je suis impatient d’acheter ma première faux quand l’occasion de s’en servir se présentera.
Mardi 26 mai
Jour du grand départ. Un dernier lever de soleil à Keremma.



